Portrait agri-alimentaire

L’île de Ré

Sur l’île de Ré, l’agriculture s’est longtemps organisée autour de la vigne et de la polyculture-élevage vivrière, dans des exploitations où l’agriculture se combinait à la saliculture. À la fin du XIXème siècle, le phylloxéra touche le vignoble insulaire. Il est en partie replanté, mais connaît des aléas économiques tout au long du XXème siècle, en marge de l’aire de production du Cognac. La pomme de terre primeur et les cépages pour les vins de Pays se développent, et l’organisation collective structure le secteur : la coopérative maraîchère est créée en 1936 et la coopérative viticole en 1950, toutes deux réunies au sein de l’UNIRÉ au début des années 1960. Les sauniers, eux, sont soit indépendants, soit réunis en coopérative. Aujourd’hui, la saliculture, la viticulture et la pomme de terre restent les productions emblématiques de l’île. D’autres exploitations se développent également autour de productions diversifiées, comme le maraîchage, l’apiculture, l’arboriculture et l’élevage, orientées vers les circuits courts.

Quelques repères

Superficie

0

hectares

Population permanente

0

habitants

Population estivale

jusqu'à

0

personnes

Lien au continent

Portrait agri-alimentaire
0

exploitations agricoles

0

hectares environ de terres agricoles valorisées

0 %

environ des besoins alimentaires de la population permanente théoriquement couverts par la production locale

Initiatives locales

Dans un contexte de tension du marché immobilier et de rareté du bâti à vocation agricole, dès la fin des années 1990, plusieurs communes de l’île construisent des hangars agricoles et viticoles qui restent en propriété publique et sont loués aux professionnels, ce qui garantit leur vocation agricole au-delà de la carrière de l’occupant.

La Communauté de communes accompagne depuis plusieurs décennies la promotion des produits agricoles de l’île. Elle est également engagée dans le Projet Alimentaire territorial (PAT) La Rochelle-Aunis-Ré, qui réunit quatre territoires. À Ré, ce projet porte surtout sur la restauration collective. La Communauté de communes se penche par ailleurs sur l’élaboration d’une stratégie foncière agricole pour soutenir le secteur et faciliter les installations.

Sources des données
  • INSEE (données 2023)
  • RAIA, projet de recherche-action SOFIANE (2018-2022)
  • Communauté de communes de l’île de Ré

Dernières actualités liées cette île

Retour sur le festival des Insulaires à l’île d’Yeu

Des rencontres et des discussions passionnantes pour faire avancer la cause de l’agriculture et de l’alimentation locale dans les îles

Rencontres et visites sur l’agriculture lors du Festival des Insulaires – 19/06/26 à l’île d’Yeu

À l’occasion du Festival des Insulaires 2026, plusieurs visites de fermes et temps de rencontres sont proposés le samedi 19 septembre à l’île d’Yeu par le RAIA, avec le Collectif des Paysans et des Gens et le Comité de Développement Agricole de l’île d’Yeu.

Pour aller plus loin

Mémoires d'étudiants

Caractérisation des systèmes de production, des dynamiques professionnelles et des enjeux de la saliculture dans les îles de la façade atlantique : Étude de cas sur l’île de Ré

Mémoires d'étudiants

Analyse de filières alimentaires insulaires pour mettre en évidence leurs contraintes spécifiques et facteurs de succès

Grand public

Livret “Agricultures insulaires : comprendre, accompagner, développer”

Les dynamiques agricoles

Les îles filières

Des activités agricoles spécialisées autour de quelques productions, en grande partie destinées à l’exportation et structurées en filières, notamment par la coopération agricole, avec un poids historique et socioéconomique fort. Des activités davantage diversifiées y existent aussi, mais restent plus discrètes.

Les îles circuits-courts
Des activités agricoles diversifiées, valorisant une part importante des productions en vente directe et en circuits-courts, et souvent portées par des agriculteur.rices non issu.es du milieu agricole.

Les îles mixtes
Des îles où coexistent des exploitations inscrites dans des filières longues et d’autres davantage tournées vers les circuits courts, avec des formes croissantes de diversification et de structuration collective.