Le festival des Insulaires s’est tenu à l’île d’Yeu du 18 au 20 septembre 2026. À l’initiative du collectif Des Paysans et des Gens (groupe citoyen local de soutien aux agriculteurs de l’île), du Comité de développement agricole de l’île d’Yeu (CDA) et du RAIA, plusieurs rencontres ont été proposées aux festivaliers.
La ferme maraîchère en régie
Vingt-cinq personnes ont participé à la visite de la ferme maraîchère en régie : des habitants de l’île curieux de découvrir cet outil de plus près et de rencontrer Christopher, maraîcher passionné et salarié de la mairie, ainsi que des insulaires de Belle-Île, de l’île d’Aix et de l’île aux Moines notamment, venus s’inspirer pour nourrir les dynamiques agricoles de leurs îles respectives.
Les échanges ont été très riches autour de l’idée d’un « service public de l’alimentation » et de sa mise en œuvre concrète à l’île d’Yeu : une ferme productive à destination des restaurants scolaires, de l’EHPAD et de l’hôpital local, un partenariat avec le Secours catholique, une aide technique à la remise en état de terres agricoles, etc. Un concept et une mise en œuvre très inspirants.
La rencontre des tricoteuses à la ferme d’Émilie
Une vingtaine de tricoteuses se sont retrouvées à la ferme d’Émilie autour de la création d’un tissage collectif animé par Mélanie, tisserande professionnelle de Noirmoutier (Belissama Tissage). Les échanges entre participantes et participants de l’île d’Yeu, de l’île de Noirmoutier et d’Ouessant ont été nourris : du parasitisme chez les moutons au pâturage tournant, en passant par les différents types de laine et les méthodes de tissage. Pour en savoir plus, cliquez ici.
A la rencontre de Julien et Bénédicte Dupont
Enfin, la visite de la ferme des P’tites Beurtounes a mêlé enjeux agricoles contemporains, traditions et anecdotes historiques locales, à travers champs et landes. Une trentaine de personnes ont participé et ont pu comprendre les atouts et difficultés d’élever des Bretonnes Pie Noir, au champ toute l’année, avec une alimentation mixte d’herbe, de ligneux et de fruits. Le pâturage se fait sur des parcelles presque toute en ENS (Espaces Naturels Sensibles). Il permet d’ouvrir les paysages et de permettre à de nombreuses plantes protégées de refaire surface, à la grande satisfaction des naturalistes.