Portrait agri-alimentaire

L’île de Noirmoutier

L’agriculture occupe une place centrale dans l’histoire et l’économie de Noirmoutier. La pomme de terre y est cultivée depuis la fin du XVIIIème siècle. Dès le milieu du XIXème siècle, l’île se distingue par une production de primeurs, qui profite de conditions pédoclimatiques précoces et s’exporte vers Saint-Nazaire, Nantes et l’Angleterre. Jusque dans les années 1950-1960, de nombreux foyers combinent agriculture, saliculture et pêche saisonnière, à l’image des « marins patates ». Un syndicat de producteurs, créé en 1936, puis la coopérative de pommes de terre, fondée en 1945, structurent la filière. Le remembrement, le drainage, l’irrigation et l’ouverture du pont en 1971 accompagnent la modernisation des exploitations. Aujourd’hui, la pomme de terre reste la production dominante, aux côtés de la saliculture et d’une agriculture plus diversifiée.

Quelques repères

Superficie

0

hectares

Population permanente

0

habitants

Population estivale

jusqu'à

0

personnes

Lien au continent

Portrait agri-alimentaire
0

exploitations agricoles

0

hectares environ de terres agricoles valorisées

0 %

environ des besoins alimentaires de la population permanente théoriquement couverts par la production locale

Initiatives locales

Depuis les années 1990, une grande partie des producteurs de l’île misent sur l’origine et l’image de marque de leurs produits : la coopérative de pommes de terre réintroduit la variété Bonnotte, et l’association Saveurs de l’Île, créée en 1994, réunit les coopératives de pommes de terre, de sel, d’ostréiculture et de pêche pour promouvoir ensemble les produits de l’île. Cette démarche collective se poursuit avec le Label Rouge Pomme de terre primeur obtenu en 2018, puis l’IGP Pomme de terre de Noirmoutier obtenu en 2020.

Dans le seconde moitié XXème siècle, si une partie des exploitations de l’île se spécialise dans la production de pommes de terre, d’autres se développent autour de productions diversifiées et de la vente en circuits-courts et propose aujourd’hui une large de produits pour l’alimentation locale.

La Communauté de communes mène, en partenariat avec la SAFER, une politique de veille et d’action foncière, d’abord destinée à préserver les marais salants, avec des aides à la restauration des marais et à l’installation de sauniers. L’ouverture de cette action au foncier agricole est aujourd’hui en discussion. La Communauté de communes porte également un Projet Alimentaire Territorial (PAT), qui œuvre notamment sur la restauration scolaire et la lutte contre la précarité alimentaire.

Sources des données
  • INSEE (données 2023)
  • Recensement général agricole 2020 (RGA) du ministère de l’Agriculture
  • RAIA, projet de recherche-action SOFIANE (2018-2022)

Dernières actualités liées cette île

Retour sur le festival des Insulaires à l’île d’Yeu

Des rencontres et des discussions passionnantes pour faire avancer la cause de l’agriculture et de l’alimentation locale dans les îles

Un poster pour présenter notre recherche-action sur le changement climatique

Un poster grand format est maintenant disponible pour présenter au grand public notre programme de recherche-action sur les effets du changement climatique sur l’agriculture insulaire.

Pour aller plus loin

Recherche-action

Poster programme de recherche-action sur le changement climatique

Grand public

Livret “Agricultures insulaires : comprendre, accompagner, développer”

Les dynamiques agricoles

Les îles filières

Des activités agricoles spécialisées autour de quelques productions, en grande partie destinées à l’exportation et structurées en filières, notamment par la coopération agricole, avec un poids historique et socioéconomique fort. Des activités davantage diversifiées y existent aussi, mais restent plus discrètes.

Les îles circuits-courts
Des activités agricoles diversifiées, valorisant une part importante des productions en vente directe et en circuits-courts, et souvent portées par des agriculteur.rices non issu.es du milieu agricole.

Les îles mixtes
Des îles où coexistent des exploitations inscrites dans des filières longues et d’autres davantage tournées vers les circuits courts, avec des formes croissantes de diversification et de structuration collective.